Dans exactement un an, pour la première fois de son histoire, les Françaises et les Français pourraient élire au suffrage universel direct un.e président.e d’extrême droite. Un an, c’est ce qu’il nous reste pour convaincre nos concitoyennes et nos concitoyens qu’un autre chemin est possible. C’est tout ce qu’il nous reste pour les convaincre que la gauche et les écologistes sont capables de répondre à leurs besoins et à leurs aspirations.
Pour cela, la gauche et les écologistes doivent s’organiser pour proposer aux Françaises et aux Français une candidature unique, représentant la pluralité des courants démocratiques de la gauche et des écologistes, et incarnant un projet radical et anticapitaliste pour la France. En l’état, aucun autre processus que la primaire ne peut permettre de présenter et confronter les idées que défendent les différentes organisations de gauche.
Seule la primaire est à même de garantir l’unité de la gauche et des écologistes et d’éviter la dispersion des voix. Elle est l’unique moyen de trancher des orientations plutôt que des égos, le seul moyen d’obliger chacune et chacun à montrer ce qu’il propose au pays.
Elle est aussi le cadre parfait pour préparer dès aujourd’hui les élections législatives, qui seront d’autant plus déterminantes que le score du RN sera élevé. C’est dès aujourd’hui que la gauche et les écologistes doivent préparer un contrat de coalition législative qui propose des changements radicaux pour le pays.
Celles et ceux qui refusent de participer à ce travail collectif empêchent la gauche d’avoir une voix forte et audible lors de l’élection présidentielle. Ils amputent les chances de la gauche d’être au second tour et d’être une alternative crédible à l’extrême droite. Nous ne pouvons pas accepter que notre parti prenne part à ce risque mortifère. Il doit impérativement prendre toute sa part dans l’organisation de cette primaire, avec le reste des organisations y participant.
Le risque est concret, c’est celui de voir l’extrême droite accéder au pouvoir.
Être socialiste, aujourd’hui, c’est choisir la clarté du vote et du débat démocratique. Seule la primaire le permet. Elle nous offre une chance de faire vivre nos idées dans le débat public et de l’emporter.
