NÉGOCIATIONS BUDGÉTAIRES : IL FAUT SAVOIR DIRE STOP

Depuis plusieurs mois, les socialistes ont fait tous les efforts pour se placer du côté des solutions : en proposant des contre-mesures budgétaires, en ne rejetant jamais a priori la discussion, en acceptant le principe du compromis.

Ces dernières semaines, la direction du Parti socialiste, à travers son Bureau national, a fait le choix de participer au débat budgétaire. Si Avenir Socialiste souhaitait la censure de ce gouvernement, notre parti a fait le choix honorable du débat parlementaire sincère.

Cette participation avait été conditionnée à trois engagements gouvernementaux : la suspension de la réforme des retraites ; une taxe Zucman ou équivalente ; des mesures fortes de pouvoir d’achat.

En modifiant une partie du texte budgétaire pour y inclure la suspension de la réforme des retraites, Sébastien Lecornu a fait la démonstration qu’il reste maître du cadre dans lequel ont lieu les débats. Il fait ainsi également la démonstration que l’échec de la taxe Zucman, rejetée par le « bloc central », n’a été rendu possible que par son refus de s’engager pour son adoption.
Sans cette taxe, il nous est impossible d’atteindre les 15 milliards de recettes nécessaires à un budget qui ne repose pas uniquement sur l’effort des plus modestes. Sans cette taxe, aucune justice sociale et fiscale n’est possible.

Depuis les universités d’été de Blois, où ont été présentées nos revendications sans débat ni vote, les militants socialistes ont été priés de regarder passivement les débats à l’Assemblée nationale.

Nous n’avons pas été élus pour accompagner, même à la marge, un modèle inégalitaire dont Emmanuel Macron reste l’architecte. Nous avons tendu la main. Elle a été refusée. Désormais, c’est le temps de la cohérence avec les engagements pris devant les Français à l’été 2024. Le chemin mène vers une inévitable sortie des négociations.

C’est pourquoi Avenir Socialiste réclame l’organisation d’un vote militant sur la censure dans les plus brefs délais.