Depuis plus d’un an, malgré la nouvelle composition de l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron feint d’ignorer le verdict des urnes. Ce faisant, il ne cesse de conduire le pays dans l’impasse.

Pourtant, un autre chemin est possible. Celui de la justice sociale et fiscale. Celui de la transition écologique. Celui de l’amélioration des conditions d’existence de toutes et tous.
Mais Emmanuel Macron s’accroche à une ligne ordo-libérale épuisée, insensible au besoin d’une rupture franche, sourd aux aspirations du pays. Son déni de la démocratie et son incapacité à rompre avec sa politique ne font que nourrir la montée de l’extrême-droite.

Dans ce contexte, le Parti socialiste ne peut pas servir de béquille à un macronisme à l’agonie. Il doit être de toutes les batailles pour faire reculer la droite et l’extrême-droite sans jamais céder aux sirènes d’un pouvoir empêché dont la seule conclusion sera l’affaiblissement de la gauche au profit du Rassemblement national.
Sa participation ne peut avoir lieu qu’à la condition de permettre des ruptures majeures et nous exigeons qu’aucun recul ne soit engagé sur la suspension de la réforme des retraites, la mise en œuvre de la taxe Zucman, la hausse des salaires et du pouvoir d’achat en particulier des plus modestes et l’assurance du non-recours au 49.3 par le gouvernement.

Si la gauche est une fois de plus écartée du pouvoir, la seule issue sera la dissolution.
Le Parti socialiste devra alors faire bloc pour repousser la menace réactionnaire.
Conscient que rien ne pourra se faire comme avant, Avenir Socialiste souhaite que des discussions aient lieu avec l’ensemble des forces de gauche et des écologistes sans exclusive. L’heure exige le dialogue. Nous savons que cette voix est majoritaire à gauche : celle qui réclame de s’organiser collectivement pour lutter contre l’extrême droite.

Nous le disons solennellement : si nous savons regarder le danger en face, alors nous pourrons gagner contre l’extrême-droite. Et nous devons gagner.