Nous avons défendu notre contribution avec cœur, sans jamais céder à la facilité du repli.
Dans un esprit de fidélité à nos valeurs, nous avons engagé le dialogue avec les autres contributions du Parti Socialiste. De ces échanges est née une conviction commune : pour retrouver l’écoute et la confiance du peuple, il nous faut unir nos forces sans renier nos exigences.
C’est pourquoi, pour la suite du Congrès, nous avons choisi d’intégrer le texte d’orientation « Le cœur de la gauche ».
Nos discussions ont révélé une profonde convergence : la gauche n’a pas seulement le devoir de vaincre l’extrême droite et la droite réactionnaire dans les urnes. Elle doit aussi, et d’abord, reconquérir les esprits, restaurer l’idée que la liberté, l’égalité et la fraternité sont des combats de chaque jour.
Nous partageons une même stratégie : rassembler la gauche, les écologistes et les forces du mouvement social, non dans un compromis sans âme, mais dans un contrat de gouvernement clair, solide et vivant, capable de porter l’espoir au-delà des mots. Un contrat qui précédera le choix d’un candidat commun pour l’élection présidentielle.
Nous nous sommes également accordés sur l’essentiel : changer notre Parti.
Le démocratiser, le moderniser, faire que la parole vive en son sein, sans peur ni bâillon. Un Parti Socialiste fort, démocratique, respectueux de ses partenaires, moteur d’une gauche debout, ouverte et combative.
Nous avons conscience de la gravité de l’heure. La République elle-même vacille, menacée par une vague réactionnaire qui pourrait tout emporter. Nous ne nous y résignerons pas.
Nous appelons toutes celles et tous ceux pour qui la gauche et la République ne sont pas de vieilles promesses, mais une espérance toujours neuve, à se rassembler dans l’unité et dans la clarté pour redonner à la gauche une force et une crédibilité nouvelle pour ne plus seulement résister mais gagner.
